Cette
revue de psychiatrie a été fondée en 1995 au Centre Hospitalier de
Montfavet (Vaucluse). Elle est, dès le départ, partenaire privilégiée
de l’association de coopération inter hospitalière de l’établissement
(ASCEIDOH).
Elle est pilotée par l’association Psy-Cause dont le siège social
est dans cet établissement.
La revue Psy-Cause se conjugue de trois manières:
1
– Psy-Cause partenaire privilégiée du Centre Hospitalier de
Montfavet : une convention lie la revue à l’établissement,
précisant que l’ensemble des Unités Fonctionnelles de l’Hôpital
reçoit la revue (80 exemplaires) en contrepartie de moyens mis à
la disposition de la publication. Psy-Cause organise de nombreuses
formations et occasions d’échanges sur le terrain.
2
– Psy-Cause, revue nationale française : la revue
dispose d’un réseau de correspondants sur l’ensemble du
territoire national. Elle publie des articles provenant des
diverses régions. Elle organise chaque année un congrès
national ; à Avignon (1997), Aix en Provence (1998), Uzès
(1999), Marseille (2000), Pierrefeu du Var (2001), Saint Martin de
Vignogoul (2002), Martigues (2003), Avignon (2004), Carcassonne
(2005), Vaison la Romaine (2006), Antibes (2007), Marseille
(2008), Le Mans (2009). En 2010, ce sera à Béziers. Et en 2011,
à Nantes.
Tout en évitant l’esprit de chapelle et en acceptant des textes
se référant à l’ensemble des courants scientifiques de la
psy, la ligne éditoriale de Psy-Cause se positionne résolument
dans une dimension humaniste plaçant la personne du patient au
centre des soins. D’où la place particulière donnée à la
psychothérapie institutionnelle, la psychanalyse et les médiations
artistiques dans les articles publiés. Mais aussi aux liens entre
le corps et l’esprit, et à l’impact de la culture dans la
clinique. De ce fait, le ton de la revue est un peu atypique dans
le paysage des revues de psychiatrie avec des dimensions
philosophiques, anthropologiques voire géographiques bien présentes.
Psy-Cause réfute toute vision totalitaire de la clinique quel que
soit le corpus théorique en jeu. Dans ses textes fondateurs, il y
a cette phrase de Léo Goudard, un biologiste de l’hôpital de
Monfavet, publiée dans un ouvrage philosophique : « il
ne faut pas ériger sa pensée en système, faute de quoi on perd
sa liberté ».
3
– Psy-Cause, revue francophone : cette dimension de
la revue a été initiée en octobre 2003 par notre colloque
franco-égyptien sur « le sommeil et le rêve » dont
l’un des temps forts fut, dans la Grande Bibliothèque d’Alexandrie,
une conférence sur Hérophile suivie du dépôt de l’ensemble
des parutions de notre revue, actualisé jusqu’à présent.
En mars 2005, nous revenions en Egypte pour un congrès de
psychiatrie à Assouan réalisé en partenariat avec l’hôpital
psychiatrique de cette ville et le Gouverneur de la province. Les
communications étaient traduites simultanément dans les deux
langues officielles retenues : le français et l’arabe. En
octobre 2006, une centaine de psychiatres s’envolait pour
Tahiti. C’était pour le premier congrès francophone de
psychiatrie jamais réalisé dans le Pacifique. Là encore,
l’implication locale (à savoir le Centre Hospitalier de Papeete
et le gouvernement du Territoire) fut considérable, en lien avec
Psy-Cause.
En
Février 2008 ; nous avons organisé un congrès au Bénin en
partenariat avec l’Université de Parakou dont la faculté de médecine,
intitulé : « Pratiques psychiatriques, références,
classifications : la place de l’Afrique ».
Nous
avions limité le groupe des congressistes venus du Nord (de France et
du Canada) à 40, compte tenu des possibilités très limitées de
l’hôtellerie locale. La participation africaine fut équivalente.
Ainsi nous eûmes une rencontrevéritablement paritaire et équilibrée. Cinq pays d’Afrique
subsaharienne de l’ouest ont été présents par leurs congressistes :
le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Niger et le Burkina Faso.
En
juin 2009, 80 congressistes partent en Russie pour un congrès de
notre revue intitulé « Les langages de l’être, quand
l’esprit parle au corps ». À Moscou, les travaux furent centrés
sur l’intérêt de l’hypnose, l’approche phénoménologique et
la problématique de la dépendance. Un autre temps fort fut la visite
de l’hôpital psychiatrique Saint Nicolas à Saint Petersbourg.
L’action
francophone de Psy-Cause ne se résume pas à des rencontres
ponctuelles mais, dans chaque pays, s’enrichit d’un suivi. En Égypte,
nous avons accompagné l’hôpital psychiatrique d’Assouan dans sa
modernisation sur plusieurs d’années d’échanges réguliers. Cet
établissement a ainsi obtenu le prix d’excellence de la région
Haute Égypte. Le Bénin continue régulièrement à nous envoyer des
articles et nous maintenons des contacts directs sur place. Des
psychiatres de Moscou confirment leur demande de l’organisation à
Marseille d’une journée scientifique sur la dépendance, désireux
de poursuivre des échanges avec leurs collègues français sur cette
question.
En
juin 2010, nous organisons à Marrakech, en partenariat avec l’ASCEIDOH
et les psychiatres marocains, notre Vème congrès entrant dans le
cadre de l’activité internationale de Psy-Cause. La tenue de cette
manifestation vient après de longues années d’échanges.
D’autres projets se profilent dès à présent : 2011 en
Moravie dans la ville natale de Freud, 2012 au Québec ; lesquels
se bâtissent là aussi sur des liens anciens.
Être
une revue à vocation francophone ne se décrète pas. Cette situation
ne peut-être que la résultante de rencontres entre des hommes et des
femmes partageant des valeurs communes sur la psy et désireuses de
faire un bout de chemin ensemble.
Notre
rencontre la plus récente est celle d’une responsable anglaise du
mouvement européen des usagers, dont la perspective est de placer sa
connaissance personnelle de la maladie et de son interaction avec les
institutions soignantes dans une dimension universitaire. Or les Français
sont quasiment absents jusqu’à ce jour, de ce mouvement.
Faire
une revue à vocation francophone est une responsabilité car c’est
aller au devant d’attentes. Le congrès de Marrakech est original et
novateur car il est pluriprofessionnel au sein d’une même
discipline : la psy. Il rassemblera des psychiatres, des
psychologues, des sociologues, des infirmiers etc… Au sein de nos
collègues marocains, toutes ses professions y seront représentées,
en un même lieu. Les développements dans les années à venir
peuvent être chargés de sens.
Disons
pour conclure, que cette méthodologie est conforme au fonctionnement
de Psy-Cause qui est une revue résolument pluriprofessionnelle, et
aussi à la vision du soin dans un établissement partenaire dans
l’organisation du congrès et siège social de la revue, le Centre
Hospitalier de Montfavet.
Le
4 mars 2010
Jean-Paul Bossuat Directeur
de Psy-Cause
FOLIE ET PSYCHIATRIE EN SARTHE. 19e / 21e
siècle.
Histoire, patrimoine et enjeux contemporains
Psychose un grand dess(e)in pour la psychiatrie
un recueil de dessins de Didier BOURGEOIS.
La revue Psycause existe depuis maintenant treize ans.
Dès sa conception, elle a été ouverte à tous les intervenants de psychiatrie et sa particularité réside dans le fait d'être, depuis le premier numéro,
illustrée de dessins d'humour.
Un recueil de dessins, constitué en un numéro très spécial va contribuer à une relecture subversive de la Psychiatrie dans tous ses états
...Lire
Lucien Bonnafé, psychiatre désaliéniste.
Textes rassemblés par Bernadette Chevillion
aux Editions L'harmattan, dans la collection Pratiques de la folie...Lire
Comprendre et traiter les états limites.
La 2° édition du livre de Didier Bourgeois préfacé par
D.Barbier vient de paraître aux éditions DUNOD ... Lire
Psycause n'est pas seulement une revue, c'est aussi un
mouvement (1), un creuset d'idées,
d'humeurs .
A PsyCause, les Psy causent et leurs propos peuvent être des
propositions ou des expressions d'indignation.
Dans cette rubrique, nous soumettons au cyberlecteur des
textes qui ne sont pas forcément appelés à être publiés dans la revue
mais qui traduisent le nécessaire engagement citoyen de tout intervenant en
psychiatrie. Ces textes sont des invitations à la discussion et à
l'échange. Nous en proposons deux, écrits à près de deux ans d'intervalle
mais qui se répondent et se complètent:
Les invisibles. Lorsque la politique traduit l’archaïsme de la
pensée
Ils sont parmi nous les précaires, et ils deviennent
insidieusement invisibles. On les rend invisibles. La période actuelle voit
déferler en France une convergence de textes étrangement consensuels comme s’ils
mettaient en acte la face sombre d’un inconscient collectif. Ces textes sont
autant de passages à l’acte du politique visant peu ou prou à parfaire l’invisibilité
des précaires. Nous allons tenter, dans ce travail, de cerner ce processus et
d’en définir le sens. ...Lire
Désormais, la revue de proximité PsyCause est virtuellement accessible dans le monde entier.
Son contenu (partiel) circule maintenant sur les multiples chemins et circuits enchevêtrés qui quadrillent notre planète peu à peu
rétrécie, il est maintenant partout et nulle part, virtuel au delà du rassurant support papier qui à la fois le matérialise, l’objectalise et le limite.
PsyCause sur le Web existera tant que les lumières clignoteront sur la terre, tant que la civilisation qui a fait naître ce nouveau support vivra.
PsyCause sur le Web sera accessible comme un souvenir (un vrai souvenir écran cette fois mais n’ayant rien à voir avec Freud!), à susciter, appeler par un clic de souris, à confronter avec d’autres souvenirs, à enrichir et remanier sans cesse.
L’analogie entre la « toile », le réseau, et le modèle du circuit de la mémoire de Von Papez est troublante.
Le souvenir n’existe que parce qu’un influx, de moins en moins mystérieux, circule entre les aires.
L’information n’existe, ne perdure, n’est accessible que par le mouvement plus ou moins crypté, instantané et «perpétuel» à notre échelle de ces mystérieux mégabits.
L’équipe de PsyCause vous invite à découvrir et enrichir ce site par vos interactions.
En respect avec le code de déontologie médicale, les cas cliniques évoqués
dans ce site ainsi que les éléments biographiques qui s'y rattachent ont
été transformés de façon telle que toute ressemblance avec quiconque ne
pourrait plus qu'être fortuite.